Category Archives: Cogitations sur l’apprentissage

Intermède : Comment faire durer l’amour ?

http://www.cerveauetpsycho.fr/ewb_pages/a/article-comment-faire-durer-l-apos-amour-35228.php  Cerveau&Psycho > N°69 – mai – juin 2015

Extrait: Enfin, Agapé est l’amour altruiste par excellence, sans possession et sans limite. Celui qui fait que l’on peut aimer même ceux qui ne nous sont pas proches, même ceux que l’on ne connaît pas. Celui qui fait aimer chaque humain tel qu’il est. Agapé est évidemment la plus difficile des trois formes d’amour, car la plus éloignée de nos habitudes, de nos réflexes et de nos besoins : nous sommes plus souvent portés à connaître pour aimer, alors que nous devrions aussi nous montrer capables d’aimer pour connaître. Agapé, c’est l’amour du prochain de la tradition chrétienne, la charité.

Yoga et stabilité mentale

https://accesspi.piwebservices.com/Default.aspx?ReturnUrl=%2fHome.aspx

Le yoga et l’immaturité cérébrale de l’enfant, texte est tiré du mémoire de Danielle Chateau “Apprendre par corps” avec le yoga.

Harmonisation des deux hémisphères cérébraux par la stabilisation du mental (extraits) :

  • Le cerveau droit, siège des comportements instinctifs, des fonctions créatrices est plus fonctionnel chez l’enfant que le cerveau gauche où sont gérées les capacités à raisonner  logiquement. C’est pour cette raison que les enfants croient au Père Noël.
  • Les adultes acquièrent « des connaissances avec leur intelligence, l’enfant, lui, les acquière avec sa vie psychique. Il est l’ouvrier de sa propre chair mentale. C’est un esprit absorbant….» Mais, ajoute t-elle : «…chaque obstacle diminuera ses énergies créatrices..  »  (- Maria de Montessori, pédagogie scientifique- )
  • En sentant son corps se stabiliser dans les postures, l’enfant aura le sentiment que son  corps  obéit à sa volonté, qu’il a du pouvoir sur lui. Il est ainsi le créateur de son bien être. Le yoga pour enfant est le yoga de l’œuvre et c’est l’enfant qui en est l’artisan.
  • Il est important qu’il soit conscient de ses potentialités. L’enfant se sent si faible et si désemparé devant les problèmes des adultes ou les problèmes mondiaux  saisis par lui au hasard d’une conversation familiale ou par le biais des médias.
  • Un élève de cinq ans m’a avoué, un jour : « je pense que je préfère mourir parce que la vie n’est pas assez belle pour être vécue ; et, en plus, je ne sais pas quoi faire pour arrêter les guerres. Je lui ai répondu : le yoga va te donner des forces dans ton corps et dans ta tête. Quand tu seras adulte, je suis sure que tu auras plein d’idées pour les faire cesser. Tu iras rejoindre ceux travaillent à faire la paix. »     Il suit actuellement des études de musique….
  • A tous les Petits Princes désemparés face aux difficultés de la vie, offrons leur des postures de lion pour qu’ils soient forts dans leurs corps et dans leurs têtes ; des postures de héros pour le courage ; de flèches et d’arc pour atteindre leurs objectifs ; de l’archer lançant des flèches qui transforment les horreurs en belles et bonnes choses à vivre.

Niveaux d’ondes cérébrales et état Alpha

Le hasard n’existe pas, il n’y a que des rendez-vous !

[Hyperconscience] Les ondes cérébrales du cerveau et niveau de conscience

[Hyperconscience] La « Zone » – état de grâce dans le sport – Hyperconscience -Performance extrême

Extraits:

Le 9 novembre 2010, Paul Millsap et le Jazz d’Utah affrontent le redoutable trio du Heat de Miami. Les floridiens ont une avant confortable à quelques instants du buzzer final, mais le corpulent intérieur de Salt Lake City rentre alors un shoot impossible longue distance, lui qui n’en tente absolument jamais. Puis un deuxième. Et un troisième. Les commentateurs en perdent leur voix, alors que Millsap rentre le shoot au buzzer pour envoyer les deux équipes en prolongation. 11 points en 28 secondes dont trois derrière l’arc. Pour un intérieur tout sauf shooteur longue distance (il était jusque là à 2/20 en carrière), comment qualifier une telle performance? La chance? Peut-être pas.Paul Millsap a simplement vécu, le temps de 28 secondes de jeu, l’incroyable expérience de la « Zone ».la « Zone » (phénomène également appelé « Flow » tout au long de cet article) possède des caractéristiques bien précises et des dynamiques

Selon Wikipedia, il s’agit de « l’état mental de fonctionnement dans lequel une personne exerçant une activité estentièrement immergée dans celle-ci dans un état maximal de concentration, une pleine participation, et connaissant le succès dans le processus de l’activité ». Une définition qui découle de celle appartenant au plus connu et approuvé des théoriciens de ce phénomène : le psychologue hongrois Mihaly Csikszentmihalyi – à vos souhaits – dans son ouvrage Flow : The Psychology of Optimal Experience publié en 1990 (mais l’auteur évoquait la Zone dès 1975).

Il y explique alors que ce « Flow » est expérimenté lorsque le sujet est totalement absorbé dans son activité. Csikszentmihalyi parle de « motivation intrinsèque », état caractérisé par « un sentiment de grande absorption, d’engagement, de domination et de talent au cours duquel les préoccupations temporelles sont totalement ignorées».

Si l’on continue de se fier aux paroles du psychologue il faut savoir que « lorsque vous êtes dans la zone, l’égo disparait. Le temps passe vite. Chaque action, chaque mouvement et même chaque pensée découle naturellement et inévitablement de la précédente ; tout votre être est impliqué et vous utilisez vos compétences à l’extrême ». Une harmonie extrême entre la pensée et les gestes où le sujet réussit tout ce qu’il tente.

Pour essayer de vous aider à savoir si oui ou non vous avez expérimenté la Zone, voici ses 9 principales caractéristiques, aujourd’hui encore considérées par beaucoup comme Tables de la Loi du Flow. La théorie de la Zone stipule ainsi que cet état si particulier possèderait les spécificités suivantes :

  1. Un objectif clair.
  2. Un haut degré de concentration.
  3. Une absence de ‘conscience de soi’
  4. Une perception altérée du temps
  5. Une rétroaction visible et immédiate (les réussites ou échecs sont visibles de telle sorte que le comportement puisse être ajusté)
  6. Un équilibre entre le niveau d’aptitude et de défi (l’activité n’est ni trop facile ; ni trop difficile)
  7. Une sensation de contrôle sur l’activité
  8. L’impression que l’action est enrichissante
  9. Un manque de connaissance des besoins du corps (on peut ainsi atteindre un état de grande fatigue ou de faim sans s’en rendre compte)

Pétition à la Ministre de l’Education Nationale

https://www.change.org/p/najatvb-r%C3%A9-int%C3%A9grez-le-projet-de-c%C3%A9line-alvarez-%C3%A0-l-%C3%A9cole-publique?utm_source=action_alert&utm_medium=email&utm_campaign=480758&alert_id=hJvyAxoqdJ_c10nUygiXjntPNk59U9STtBaGnATaj9Xl46y7isvgz%2BNm14axSu4kU6R8pRrskY1 Comme tous les projets qui peuvent à terme perturber l’équilibre de grandes masses, celui de Céline Alvarez a été décapité et mis au placard aux oubliettes. Mais parfois certains, jeunes, osent encore ouvrir la porte et s’indigner. A lire.

Madame la Ministre de l’Education Nationale, Ré-intégrez le projet de Céline Alvarez à l’école publique, jean KARINTHI Margny les Compiègne, Francia, Extraits:

Je suis convaincu, pour m’être beaucoup documenté sur ces sujets, que ces difficultés sont communes à de très très nombreux enfants dans le système scolaire français et que tout se joue avant 6 ans. Dans notre système qui est très inégal et très archaïque, les méthodes sont trop peu collaboratives et jamais les méthodes comme celle de Maria Montessori par exemple, n’ont été déployées à grande échelle.

Seuls les parents ayant les “clefs” pour comprendre le système scolaire, arrivent à aider leurs enfants à dépasser ces problèmes. Ils aident plus leurs enfants et les amènent vers les diplômes, mettant souvent leurs enfants dans des établissements plus favorisés.

Les autres parents, moins favorisés, regardent impuissants leurs enfants lutter et ne peuvent pas les aider. C’est un gâchis monumental.

Des méthodes innovantes existent. Elles peuvent permettre à des millions d’enfants de mieux apprendre et d’être plus heureux.

J’ai découvert par un article du journal le Monde, qu’un ami a partagé sur Facebook, qu’une jeune femme exceptionnelle, Céline Alvarez, passionnée de sciences cognitives, avait adapté une de ces méthodes et l’avait testé avec beaucoup de succès dans une classe à Gennevilliers, mais que l’on ne l’avait pas laissé continuer.

Voici qui est Céline Alvarez:

– https://lamaternelledesenfants.wordpress.com/lequipe/

– http://www.celinealvarez.org/

Je suis un jeune père, mes enfants ont l’âge de ces enfants. Le résultat de ce travail pendant 2 ans me semble époustouflant, oui, époustouflant !!!Il suffit de regarder la vidéo où les parents des enfants concernés s’expriment pour s’en convaincre !!

Let the Kids Learn Through Play

http://www.nytimes.com/2015/05/17/opinion/sunday/let-the-kids-learn-through-play.html?_r=1 By DavidScreen Shot 2015-12-30 at 9.00.43 PM KOHN, May 2015, Sunday Review, extract :

Reading, in particular, can’t be rushed. It has been around for only about 6,000 years, so the ability to transform marks on paper into complex meaning is not pre-wired into the brain. It doesn’t develop “naturally,” as do other complex skills such as walking; it can be fostered, but not forced. Too often that’s what schools are trying to do now.

 

Mail de Charles à ses élèves de NewSchool

http://www.charlesharbuttphotographs.com/ob/harbuttc/books.shtml

Début du message réexpédié : Date: 23 avril 2015 20:55:38 UTC−4 Objet: RE: Today’s Class De: Charles Harbutt  A: xxx@newschool.edu

To ALL:

I’ve felt for a while that the best thing I could do as a teacher here is to get out of your way. Today’s class was proof. I enjoyed all of you engaging in one another’s work and arguing out your ideas. And laughing, happily, as you did so.

Thank you. Best,

Charlie–

Charles Harbutt, 1 Fifth Avenue, New York, NY

CHARLES HARBUTT’S pictures have been widely collected and exhibited at (among others) the Museum of Modern Art, the Art Institute of Chicago, the Whitney and at the Beaubourg, the Bibliotheque Nationale and the Maison Europeenne de la Photographie in Paris.

Every Child Is A Rudolph

https://www.youtube.com/watch?v=XKWr_OCdVEs

Every Child Is A Rudolph,  Yong Zhao, TEDxAmsterdamED, video in english 18mnScreen Shot 2016-01-27 at 2.51.51 PM

believes that we all have a little bit of Rudolph in us – shiny red noses that set us apart and need to be developed. In this funny, entertaining, and poignant talk, Dr. Zhao explains the reasons teachers need to focus on developing children’s strengths instead of trying to fix their deficiencies.

Des sciences cognitives à la classe, Olivier Houdé

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2014/03/24032014Article635312406210241782.aspx  Des sciences cognitives à la classe : Entretien avec Olivier Houdé, Café pédagogique, Propos recueillis par Ange Ansour, mars 2014, extraits :

Ainsi, les enseignants doivent savoir qu’il y a trois systèmes cognitifs dans le cerveau. L’un est rapide, automatique et intuitif (le Système 1). L’autre est plus lent, logique et réfléchi (le Système 2). Un troisième système, sous-tendu par le cortex préfrontal, permet l’arbitrage, au cas par cas, entre les deux premiers.

Comment un enseignant peut-il être en mesure de discriminer les informations pertinentes ? L’observation des erreurs alors que l’enfant est en action suppose justement cette attitude clinicienne de l’enseignant, pertinente dans une relation de préceptorat ou, à la rigueur, en groupe restreint. Mais comment la conduire efficacement en classe où priment les logiques d’action de groupe ?

La nouvelle psychologie du développement de l’enfant remet en cause ce ‘modèle de l’escalier’ ou, pour le moins, indique qu’il n’est pas le seul possible … Il faut penser le temps du progrès cognitif autrement : voir les enfants comme des petits savants qui, chacun dans leur style, ont des fulgurances intellectuelles précoces mais aussi peuvent se tromper à tout moment, petits ou grands, penser de travers, retomber dans le piège d’un automatisme. C’est avec ces avancées et ces reculs que le cerveau progresse de façon dynamique et non linéaire.

Apprendre, c’est marcher

http://internetactu.blog.lemonde.fr/2016/01/30/apprendre-cest-marcher/ LeMonde.fr 30 janvier 2016, Rémi Sussan, extraits:

  • L’exercice qui semble avoir le plus d’impact sur nos capacités cognitives est aussi le plus simple, puisqu’il s’agit de la marche.
  • Pendant l’adolescence, “la plasticité du cerveau est supérieure à tout autre moment de la vie, ce qui rend la période propice pour stimuler la fonction cognitive”.
  • Malgré ses réserves mentionnées plus haut, Medina n’hésite pas à émettre quelques idées sur l’avenir de l’enseignement dans la salle de classe : “Et si, pendant les leçons, les enfants ne restaient pas assis à leurs pupitres, mais marchaient sur des tapis roulants ? Les élèves pourraient écouter un cours de mathématiques tout en marchant de 1 à 3 km par heure, ou étudier l’anglais sur des tapis roulants modifiés pour accueillir un ordinateur de bureau.”